POURQUOI ?
Pourquoi la vie, l'amour, la mort ?
Lutter pour vivre encore et encore
aimer pour donner jusqu'à la mort
Avec l'instant préféré : celui ou je m'endors
Après des nuits de cauchemars et de douleurs
Reprendre une journée sans bonheur
Pourquoi, pourquoi vivre encore ?
Maryse
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TAIS TOI.. TAIS TOI... Message identique et différent, dans son contenu, dans sa provenance.
TAIS TOI, dans ton identité de fille m’a dit ma mère, tu vas t’appeler comme moi à ta naissance nous avons la même « pourriture ».
TAIS TOI, pas de bruit, pas de pleurs, pas de cris.
TAIS TOI et sois gentille. TAIS TOI, ne dis rien. D’ailleurs je n’entends plus rien. Je me fais toute petite. Je vais « au coin » et on m’oublie.
TAIS TOI, pour ne pas mettre de l’huile sur le feu.
TAIS TOI, dis simplement ce qu’on te demande, comme on veut et chacun à notre tour même si c’est contradictoire, ne dis pas comme lui ce serait contre moi et si tu m’aimes… Et vice versa.
TAIS TOI, tu es trop petite, tu ne sais pas, me disaient l’un et l’autre.
TAIS TOI me dit mon père d’ailleurs on va rester tous les deux. On ferme la porte les autres sont dehors.
TAIS TOI, tu es ma fille et j’ai tous les droits sur toi.
TAIS TOI, tu as mal vu, mal entendu, tu te trompes. Tu as dit quelque chose, c’est de ta faute si ton père s’est mis en colère.
TAIS TOI, tes frères vont se faire punir à cause de toi.
TAIS TOI, dit seulement ce qu’on veut.
TAIS TOI, sois seulement ce qu’on veut.
TAIS TOI et sois gentille.
TAIS TOI, vas dans la maison avec ton père, il va se calmer, il ne va pas te faire de mal à toi, tu es sa préférée.
TAIS TOI… TAIS TOI… TAIS TOI…
Ce « TAIS TOI » m’a tellement habitée que je l’ai enfoncé, entretenu. TAIS TOI, c’est toi la coupable, me suis-je dit. TAIS TOI, tu es sale, honteuse.
TAIS TOI, déjà tu as fait une erreur, tu as trompé les autres. Tu ne peux pas te faire confiance. Journée du fusil.
TAIS TOI T’ES TOI
JULIE
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Mauvais sort
Seule enfant perdue étrange
Seule enfant perdue dérange
Etincelle soufflée, aussitôt née
Dors mon tout petit, dors
C’est la berceuse des enfants morts.
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INCARCERATION A VIE
J’ai lutté en vain
Contre mes mains
Contre les barreaux
de ma prison
Incarcération à vie !
Incarcération à mort !
Je suis née en prison,
derrière les barreaux de mon enfance.
J’ai vécu de parfums volatiles, de rêves fluides
qui montaient jusqu’à moi, sans jamais atteindre ma fenêtre.
J’ai vécu à la lueur d’un briquet, à la lueur
d’un banquet qui se déroulait au loin.
J’ai vécu par les passants de la rue.
Mes yeux et mes narines m’ont appris le bonheur et les odeurs des autres, tandis que mes mains s’agrippaient aux barreaux.
Incarcérée à vie dans ma prison de vie.
Incarcérée dans la solitude, la malchance et le malheur.
Incarcérée à voir mourir ma vie,
sans pouvoir la sauver.
Violaine
L’inceste est une peine de mort sans jugement !
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Ma vie est une bombe à retardement
Ma vie est une bombe à retardement.
Plus à retardement que bombe !
Ma vie va exploser.
Mon enfer implosera.
Et je retrouverai la paix.
Du néant d’où je viens
Je retrouverai Dieu
Et je lui casserai la gueule.
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MAMAN
Pourquoi ai-je toujours froid
Quand tu n’es pas là ?
J’attends du ciel une étincelle
Qui enflammera mon cœur.
Il est comme le ciel
Envahi par les nuages.
Parfois lorsque le soleil brille
Il éclabousse mon corps.
Ses doux rayons, quel réconfort ! j’adore.
Pourquoi mon soleil s’éteint-il si vite ?
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MA VIE… MON CRI
Encore une journée lumineuse
Alors que tout est sombre en moi
Le temps passe inexorablement
Et je sens tout à coup un chemin étroit
Où seul peut glisser mon malheur.
Je me cramponne à la vie
En cherchant une raison d’exister
On m’a ôté le goût de vivre
En franchissant des interdits
Et maintenant que vais-je devenir
Qui puis-je appeler
Un monde de solitude étouffe mes mots
Mes larmes écrasent mes pensées
Et les images tapent toujours plus fort…
…toujours la mort.
Un seul mot résonne : LUTTER
Se battre dans la vie
C’est un océan de larmes qui jaillit
C’est aussi parfois l’espoir en forme de sourire
Mais face à une enfance bannie
Comment reconstruire ces envies.
Le choc des images
Souvent brise la façade
Cette apparence si sage
Si entretenue que personne ne peut soupçonner la tornade
Au milieu de laquelle on s’engloutit
Pour essayer de renaître
Pour espérer qu’on entende mes cris
Au milieu desquels je me déchaîne
Et pourtant il n’y a que le prix
Le prix du silence à payer.
ANNE-LAURE
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MAMAN
Pourquoi quand je pleurais,tu criais ?
Pourquoi quand j'étais malade tu t'énervais ?
Pourquoi quand je n'étais pas sage tu me frappais ?
Pourquoi quand je voulais jouer dehors tu m'attachais?
Pourquoi quand je faisais une bêtise tu m'enfermais ?
Dans ce réduit ou de peur je hurlais ?
Pourquoi tu ne voyais rien quand je souffrais ?
Pourquoi tu as fermé les yeux sur ce que je vivais ?
Pourquoi tu es partie si vite avec tes réponses ?
Pourquoi tu n'as pas attendu que je me confie à toi ?
Toi seule dans l'éternité le sait.
Tu es partie trop tôt, beaucoup trop tôt.
Maman je t'aime.
Maryse |
Brisée
Je crois que je suis née entière .
Mais, vite sous les mains de ma mère
J'ai été morcelée, brisée .
Comme un immense puzzle
Ma vie est partie en morceaux.
Chacun représentant une partie de mon corps
Tour à tour à disposition des autres.
Comme un self service, on les a utilisés.
Pour leur plaisir à eux, et moi ???
Ma souffrance, l'a-t-on respectée ?
J'ai appris à la cacher, à la ravaler.
Mes bras désespérément accrochés
A la mère tant et tant rêvée.
Celle qui n'a pas su, qui n'a pas pu
Me donner ce qu'elle n'avait pas reçu.
J'ai l'impression d'avoir fait partie de son corps.
Ce corps qui m'a dégoûtée, que j'ai hais
Jusqu'au jour de sa mort.
Cette mort qui m'a plongée dans la nuit,
Qui m'a remplie de remords.
Avec sa mort des morceaux de moi ont été arrachés.
Arrachés à son pauvre corps.
Quelle douleur, mon Dieu, quelle brûlure
Restent après sur mon corps qui perdure.
J'essaie en vain de rassembler les morceaux.
Chaque semaine c'est toujours aussi dur.
J'espère juste un jour futur
Faire disparaître les lambeaux
Pour me retrouver entière et sans brûlure
Maryse
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Il Y EUT
Il y eut autrefois une enfant
Pale et silencieuse
Dans son berceau elle jasait
Dans son berceau elle criait
Dans son berceau elle dérangeait
C'est pour cela qu'elle est devenue silencieuse
Cette enfant dérangeait ELLE
Alors ELLE a étouffé ses cris
Cette enfant aurait pu disparaître
Mais la vie a été la plus forte
Que reste-t-il de cette enfant ?
Des souvenirs d'une enfance obscure
Des souvenirs imaginés d' ELLE
De ce qu'elle aurait aimé qu' ELLE soit
Cette enfant a grandi
Elle attendait toujours d' ELLE
Alors quand plus tard sont venus
Les câlins, les touchers, les frontières abolies
L'enfant ne pouvait que recevoir
Dans une ambiguité sans nom
Ce qui paraissait un semblant d'amour
Etait ce pour lui redonner vie ?
Non , c'était pour son plaisir à ELLE
Puis vint l'emprise, la fusion
Qui enrobe l'enfant dans une bulle géante
Un jour ELLE est partie pour un monde meilleur
Emportant ses souffrances et ses secrets
L'enfant devenue adulte essaie de percer sa bulle
Mais tous les dangers sont présents
Tout rapprochement la prive d'air, de liberté
L'enfant aimerait retourner dans sa bulle
Angoisse, tristesse, désespoir pourraient s'épancher
Mais le monde ne l'autorise pas
Faire semblant, c'est épuisant !!!
Dire oui, pour faire tomber les larmes de ses yeux
La peur au ventre, la tête éclatée
Il y eu autrefois une enfant
Il y a maintenant une adulte
Pale et silencieuse
Maryse
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« J’aimais lire, écrire et rire,
Je faisais confiance à la vie
Un homme a brisé, bafoué, souillé ma vie d’enfant
Un homme agressif et furieux a détruit ma mémoire, mon existence, mon identité.
Depuis la terreur envahit l’espace de mon corps et de mon âme
L’homme a fait d’une jolie enfant joviale, un être sauvage
Accablée de douleur et d’angoisse.
Ce viol m’a fait perdre mon honneur et le sens de ma vie.
J’avais dix ans.
Je me bats pour que Justice me soit rendue.
C’est une lourde et difficile bataille.
Ma tristesse et ma peine ont l’immensité d’un océan.
Je navigue sur un bateau pour sauvegarder ma tragique enfance,
Pour une destination connue :
Ma vie à reconstruire de persévérance et de réflexion.
Pour que mon enfance violée soit reconnue par la société.
Pour que mon enfance violée soit écoutée et respectée.
Le jour se lève.
Merci à ceux et celles qui m’ont tendu la main. »
V… X – 22 ans
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Tu m’aimes pas, tu m’aimes trop
Tes mains me brûlent la peau.
Tu me prends, tu t’amuses,
Tu vois pas que tu m'uses.
Tu vois rien, t’entends rien.
Mais je fais quoi demain ?
Je suis femme et enfant
Ca fait mal à neuf ans.
Et ce sang qui s'en va,
Je meurs un peu comme ça.
Je suis souillée de toi,
Mais qui c’est qui me croit ?
Si je pleure, t’as le trac,
Je me tais, tu me claques.
Si je crie, tu me prends,
Et j’ai mal, tu entends !
Tu m’aimes trop, tu me tapes,
Je veux pas que tu frappes.
J’ai des bleus, moi, l’enfant,
Et j’ai si froid dedans.
De mon corps je suis femme,
C’est vraiment trop infâme !
Je n’sais plus qui je suis
Ni pourquoi tu m’punis.
J’ai fait quoi ? Je suis née ?
Tu m’en veux d’exister ?
C’est un infanticide !
Mais tes propos perfides
Tu le sais, ont gagné.
Laissez-moi m’en aller…
Cendrine MARTIN
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Qui s’est soucié de mes vomissements ?
Qui s’est soucié de mon zona ?
Qui a vu que je ne mangeais plus ?
Qui a vu mes terreurs, mes cauchemars ?
Qui savait que mon père était un violeur et n’a rien dit ?
Qui s’est servi de la religion,
du pardon pour cacher sa lâcheté, son silence ?
Qui fait se perpétuer les crimes d’inceste si ce n’est
ceux qui ne les dénoncent pas ?
Qui me dit maintenant d’oublier,
De partir, de vivre cachée ma souffrance,
de ne pas révéler l’innommable pour éviter que l’horreur
accumulée en moi depuis l’âge de 9 ans.
Marthe
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Connaissez-vous la peur ?
Celle qui vous agrippe la gorge,
Celle qui vous prend le matin avant d’avoir ouvert un œil,
Celle qui se glisse en travers d’un bruissement de feuilles,
Celle qui claque, telle une porte entrouverte,
Celle qui vous poursuit dans la rue,
Celle qui vous tue au détour d’un regard,
Celle qui vous empêche de respirer lorsqu’on sent une présence dans le noir,
Celle qui vous laisse paralysée, emmurée dans la solitude de l’angoisse,
Celle qui se paye par le silence, la honte, la douleur et le dégoût,
Celle qui permet à votre esprit d’éclater en mille morceaux dans un puzzle taché de sang,
Celle qui vous hypnotise pour le restant de vos jours,
e ntourée de murs impénétrables…
Si vous la connaissez,
Alors vous partagez ma souffrance.
ANNE-LAURE
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Mon désaccord
Il est si lourd le désaccord
Entre la tête et puis le corps
La panique de ce qu'on ressent
La terreur d'un corps innocent
Lui qui n'avait jamais connu
Ces mains lascives sur la peau nue
Il se retrouve soudainement
Face à un dilemme déchirant
La tête éclate et se questionne
Sur ce que lui impose cet homme
Et sur ces sensations bizarres
Vrillant le corps de part en part
Une effrayante douceur
Comme une lame en plein coeur
Qui peu à peu s'accentue
Et le poison s'insinue
Comme une drogue envahissante
A la fois perverse et violente
Quand on ne s'attend pas à ça
Qu'on ne l'imagine même pas
Le corps se perd, la tête pleure
Ce corps aime-t'il ce dont elle meurt ?
Le contrôle est perdu d'avance
Le corps l'emporte dans la balance
Mécanique folle téléguidée
Par un homme au pouvoir caché
C'est lui qui décide s'il ressent
Un peu, beaucoup, ou puissamment
C'est lui qui conduit lentement
Le corps tout droit vers le néant
La tête a perdu la bataille
Et elle survit vaille que vaille
A la honte de son traitre corps
Brisé dans une petite mort
A cet instant ils se rejoignent
Tête et corps dans le néant
Vide sidéral trop effrayant
Dans les veines tristes de l'enfant
Il n'y a plus que la peur
Et cette sourde impuissance
Face au corps kidnappé
En plein coeur de l'enfance
Opale
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Maman pour toi j'étais une poupée
Maman j'étais ton objet
Que tu avais plaisir à habiller, à montrer
Mais mon coeur, maman tu y pensais?
Quand j'avais sali ma jolie robe de poupée
Tu ne savais que me giffler
Et puis plus tard, quand j'étais déjà grande
Tu me prenais dans ton lit
Pourquoi maman ? pour remplacer ton mari ?
Qui ne te donnait pas de tendresse ?
Tu m'obligeais à toucher ton corps, à te caresser.
Tu me caressais à ton tour.
Et j'aimais ça maman, comme toutes les petites filles
En manque de tendresse et d'attention
Mais maman, on ne dispose pas du corps de ses enfants
Surtout quand ils ont 13 ans, il leur appartient.
Tu as détruit mon coeur maman,
et ce qu'il y a de plus beau au monde:
l'amour maternel, tu l'as détourné
pour assouvir tes besoins, et tu t'en es allée
me laissant me dépétrer avec mon amour et ma haine
Haine que je ne peux ressentir, il le faudra bien un jour
Si je veux me laver de tout ça, sortir cette révolte
Mais comment maman ? je suis encombrée de tout ça.
Je ne te dis pas merci maman
Maryse
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Parcours d’émotions
J’ai fait ce merveilleux voyage :
Descendre au plus profond de moi.
Je n’ai pas refusé de me voir,
Je n’ai pas refusé de m’aimer.
Je suis descendue aux enfers,
J’ai creusé la terre pour trouver le ciel,
J’ai connu la dépression pour rencontrer la lumière.
J’ai combattu des monstres pour découvrir mon Dieu intérieur,
Et, par mes rêves, il me conduit et me guide.
J’ai intégré ma souffrance,
C’est elle qui m’a fait grandir.
Je ne peux plus me tromper de route,
J’approche de ma vérité chaque jour,
et elle m’entraîne toujours plus loin,
Mes pensées sont infinies,
Mes désirs toujours ardents et renouvelés,
Je demande à tendre vers mon art,
Je demande à aller jusqu’au bout de moi-même,
Tel est mon but.
Telle est ma voix.
Ma voie.
Marcher vers moi-même, toujours,
Et s’il m’a fallu des tonnes et des tonnes de souffrance,
Il m’a fallu aussi des tonnes et des tonnes d’amour,
Dont une en plus,
Sinon je ne serais pas là,
Bouillonnante, et terriblement vivante.
Il a fallu que la vie l’emporte !
Il a fallu que l’amour ressorte !
La vie est plus forte que la mort.
L’amour est plus fort que la haine.
CAROLE
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DECHIREE
Dans les bras de mon aimé
En essayant de m'abandonner
Je me suis vue déchirée
La tête déconnectée, séparée
Je l'ai vue rouler par terre
Le haut du corps sous ma mère
Comme un objet sans vie
Le bas dans les mains de mon frère
Tranpercée par un pieux hai
Je ne m'appartiens plus
Mais me suis je un jour appartenue ?
Une grande tristesse m'envahit
Chaque partie appartient à qui ?
Comment me réapproprier cette vie ?
Recoudre un jour les morceaux
Ca et là éparpillés
Préserver mon identité déchirée
Je demande à la vie de me restituer mon corps
J'aimerais accoucher de moi-même
Devenir un être vivant
Une personne toute entière
Corps et psychisme en harmonie
Et décider ce ce qu'est ma vie
Maryse
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CE SOIR
Ce soir mon coeur pleure
Ce n'est pas de douleur
C'est plutot la tristesse
Un peu de détresse
Ce matin j'ai déballé
Ne pouvant pas pleurer
Pendant ma thérapie
Les tristesses de ma vie
Celles de la petite fille
Celles de la fille de sa mère
Celles de la fille de son père
Celles de la soeur de son frère
Ce soir mon coeur est triste
Il est si fatigué si triste
Ce soir mon coeur pleure
Maryse
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